le projet

La rencontre des disciplines artistiques et de la pratique architecturale

Ontmoeting van artistieke disciplines met de architecturale praktijk

         

L’atelier d’architecture l’Escaut et le collectif Vrac font le pari de la cohabitation afin d’expérimenter la confrontation des disciplines à l’endroit même où elles se créent.

Het architectuuratelier l’Escaut en het podiumkunstencollectief Vrac gaan de weddenschap van het samenleven aan om te experimenteren met de confrontatie tussen de disciplines op de plek waar ze ontstaan.

Depuis 1989, l’Escaut héberge outre l’atelier d’architecture différentes formes de recherche artistique. Ancien bâtiment industriel situé dans le quartier Maritim à Molenbeek, les différents plateaux se transforment en scènes de répétition, salles d’exposition ou tables rondes suivant les rencontres.

En 2009, après 20 ans de bouillonnement au contact d’autres disciplines artistiques, l’ «objet trouvé» de 1989 fait peau neuve afin d’accueillir le collectif Vrac ; une rencontre improbable qui «prend» directement, avec l’envie de confronter l’architecture et les arts de la scène là même où ils se créent.

L’Escaut, lieu ouvert de création, tient sa force de l’autonomie de la recherche liée à l’indépendance des espaces de travail, des rencontres orchestrées dans le bâtiment, des assemblages contre-nature nés de la cohabitation entre liberté de création et survie économique.

Les projets d’architecture ne peuvent être compris en dehors de ces pluri-relations et inter-pénétrations en présence dans le bâtiment avec la réalité économique de l’atelier engagée dans des partenariats publics ou privés, ni de l’ancrage dans le quartier Maritim vécu au quotidien.

La rencontre entre Vrac et l’atelier d’architecture s’est cristallisée autour du désir fort de développer ensemble une expérience de travail, d’inventer des outils dialectiques communs à des pratiques singulières. Vrac est une association de fait qui se présente comme une réunion d’individus. Il est composé de 6 personnes occupant diverses positions dans les métiers du théâtre. Le groupe s’est moins constitué sur une identité artistique que sur une intranquilité partagée envers les modes de travail et la place assignée au créateur dans le réseau de distribution culturelle.

C’est en juin 2008 que les membres du collectif rencontrent Olivier Bastin. L’idée d’une collaboration fait son chemin et, en janvier, le projet se concrétise: deux plateaux de travail, ainsi qu’un espace polyvalent et un bureau sont mis à la disposition de Vrac. Ceux-ci permettront aux membres du collectif de développer leurs projets respectifs et d’accueillir d’autres artistes.

Le bâtiment devient le lieu de tous les possibles, de possibles croisements au cœur de la conception, « une maison pour se ressourcer » parmi les autres lieux de création, un lieu où l’effervescence peut apparaître à tout moment.

Cet « espace-projet » est un acte fort libéré de la rentabilité formelle qui gouverne les choix stratégiques et les modes de développement de nos entreprises, que leurs activités trouvent un ancrage dans le secteur marchand ou non.

L’objectif est avant tout d’organiser, dans et en dehors des périodes de production, un lieu et temps continus de travail consacrés à la création et à la découverte de ses outils.

Nous nous engageons :
A faire de l’Escaut un espace de recherche, d’expérimentation. A mettre à dispositions les espaces pour des projets qui en sont à la genèse, au balbutiement de leur réflexion. A réaliser des projets que nous n’aurions pas pu réaliser ailleurs. A créer des liens avec les artistes accueillis, le lieu, l’équipe de Vrac et de l’Escaut. A mettre en place des partenariats. A faire des évènements VRAC réguliers. A apporter notre soutien à des auteurs dramatiques à travers des journées qui seront organisées, avec eux, autour de leur univers.
A imaginer que L’Escaut puisse devenir pour nous, et pour d’autres, l’espace de tous les possibles.

Ce que nous ferons à L’Escaut :
Ecrire, faire un journal culturel Citoyen, des propositions théâtrales cherchant à interroger le rapport scène/salle et à reinstaurer un dialogue avec le public, interpeller le spectateur sur sa place, transmettre, chercher à accueillir les conférences d’Ars Industrialis, combattre la bêtise, et d’abord sa propre bêtise, s’engager dans le fonctionnement de la cité, s’essayer à tous les arts, savoir s’il peut exister une forme de théâtre qui puisse exister en dehors de ce que Guy Debord a nommé « La société du spectacle », créer du lien avec le citoyen, faire des performances, mettre en place des journées autour de l’oeuvre d’un auteur, travailler des formes sans savoir où l’on va, faire des expériences, tester les interaction entre des arts, se poser des questions avec d’autres, créer des espaces d’échanges qui peuvent être conviviaux et interactif, penser différemment, se remettre en question.