Résidents

Janvier 2011

Laboratoire de recherche Tennessee Williams dirigé par Sarah Siré

 

Septembre 2010

« Les novices 2 qui vont incessamment changer de nom mais qui n’ont pas encore pris le temps d’y penser »

Cette session de recherche aura porté sur les innombrables points de friction entre composition textuelle, jeu mimétique et composition musicale.  Nous avons également entamé un travail de recherche sur certains évènements politiques contemporains, ainsi que sur certaines œuvres contemporaines de pensée.

Et ce à partir de 2 dimensions ici seulement suggérées:

« Ne comprends tu pas que le désastre général est beaucoup trop grand pour qu’on se lamente à son sujet ? » Rosa Luxembourg

« Un peu plus de violence dans la pensée et un peu moins de crainte des   violences pratiquées sur l’esthétique, et tout irait mieux, beaucoup mieux ! » Arnold Schoenberg

Nous auront rejoint pour cette session de travail le quatuor MP4 (Margaret Hermant, (violon), Mélanie Evrard (violon), Pierre Heneaux (Alto), Merryl Havard (Violoncelle). Ainsi que les compositeurs Fabio Onano (compositeur d’un quintette avec cordes pour la proposition scénique à venir) et Mathieu Dupont (compositeur et joueur de oud).

Un RDV Transmission aura lieu au printemps 2011, et portera sur la recréation de possibles et la nécessité de l’invention politique, deux belles questions que nous devons aux événements tunisiens récents.

Collectif artistique

Laure Bardet (violon), Noémie Carcaud (jeu), Mathilde Coster (Scénographie, assistanat dramaturgie), Fabien Dariel (jeu, dramaturgie), Mathieu Dupont (composition musicale, oud), Merryl Havard (Violoncelle), Lisou de Henau (jeu), Pierre Heneaux (Alto), Margaret Hermant (violon), Clément Nourry (composition musicale, guitare éléctrique), Fabio Onano  (composition musicale), Julie Petit Etienne (Lumières), Céline Rallet (mise en scène, dramaturgie, écriture), Nathalie Rjewsky (jeu), Michèle Schor (jeu), Etienne Serk (jeu et percussions), Emmanuel Texeraud (jeu)

Août 2010

COllectif OUA/Claire Deville/ Léa Lescure

Choucroute

Note d’intention Claire Deville & Léa Lescure

Une remise en cause de la danse comme forme et comme parcours personnels sous-tend cette recherche chorégraphique articulée autour de la choucroute. Après plusieurs années de formation et d’engagements professionnels dans le champ de la danse contemporaine en qualités d’interprètes et de chorégraphes, et peinant toujours à voir ou à faire surgir des intentions valides ou un vocabulaire pertinent, nous voulons continuer à interroger la danse, et ses possibilités de sens, ou pas.

Afin de tester le bien-fondé et la valeur de la danse comme medium, transit d’expérience et passeur de sens dans une démarche systématique, nous avons choisi d’utiliser les trois composantes universelles méthodiques de la recherche scientifique : l’observation, l’expérimentation et les lois. Dans cette démarche, il nous a fallu trouver un objet d’étude suffisamment extérieur aux membres du collectif, qui évite toute référence à l’histoire de la danse comme à nos histoires personnelles, que nous pourrions aborder en toute objectivité.

Nous avons arrêté notre choix sur la choucroute.

Juin/Juillet 2010

Anne-Cécile Vandalem / HABIT(U)ATION

Mai 2010

Galin Stoev

Débutera les répétitions de son prochain spectacle ” La vie est un rêve” de Pedro Calderón de la Barca avec son équipe.

Note d’intentions de Galin Stoev

A propos de la pièce

Pour moi, La vie est un rêve est une sorte d’expérience alchimique qui a pour but la création d’un être humain. Les personnages y subissent en effet une série de transformations successives. Au cours de ce processus, on passera de la réalité au rêve, et du rêve à la réalité. Et c’est précisément au travers de ces transformations que le personnage principal, Sigismond, trouvera un moyen d’inventer sa propre humanité, entraînant les autres dans son sillage.

Pourtant, la situation de départ semble exclure totalement la possibilité d’une telle invention, tant les conflits et les dilemmes y sont extrêmes : Rosaura est trahie par son bien-aimé, et ça la tue ; Sigismond est rejeté et enfermé dans la tour, sans réponses à ses questions, et ça le tue ; Clothalde est condamné à laisser son propre enfant mourir, et ça le tue ; Basile est forcé d’accepter les conséquences de sa propre « bonne » volonté, et ça le tue. Tous les chemins sont des voies sans issue : aucune décision, aucune action ne peut résoudre quoi que ce soit.

Dans la majorité des pièces classiques, le conflit prend forme peu à peu avec le développement de l’intrigue, pour nous conduire au moment où se manifeste le caractère essentiellement paradoxal de l’existence. A l’inverse, La vie est un rêve commence par l’affirmation d’un tel paradoxe. Chaque personnage vient, dès sa première apparition, apporter sa pierre comme une preuve de l’erreur initiale de la Création : l’espoir est annulé avant même d’avoir pu naître, laissant place à la barbarie et la désespérance. L’éthique, quant à elle, n’a pas encore été inventée. En ce sens, il me semble que le temps de la pièce est un temps d’avant l’invention de notre monde – ou bien, peut-être, d’après sa destruction.

Dans cet espace-temps, l’être humain est sans point d’accroche, comme laissé dans le vide. Lui reste seulement sa chair, et la langue. Mais dans ce vide, sa chair est épuisée, sans point d’appui pour se poser, ni signe pour la guider. En fait de chair, il ne reste plus à l’homme que sa langue. Et celui qui parle espère qu’à un moment, l’immatériel et l’énergie du mot pourront se cristalliser pour devenir matière – une terre où s’accrocher. Un lieu où une autre perspective est possible, un lieu où la peur est évacuée, et où enfin, il y aura des promesses pour l’avenir.

Représentations

Création au Théâtre de la Place/ Liège du 24 septembre au 1er octobre 2010

Tournée au Festival Vie/ Modène du 8 au 10 octobre 2010 et à la Comédie de Genève

du 13 au 23 octobre 2010

Février 2011-Mai 2011 : Au Théâtre National de Bretagne/Rennes, à la Maison de la Culture d’Amiens

et à la Comédie de Saint-Etienne

Une coproduction du Théâtre de la Place/ Liège, du Théâtre National de Bretagne/ Rennes, de la Comédie de Genève et de la Maison de la Culture d’Amiens.

Avec le soutien du Programme Culture de l’Union Européenne et l’aide de Wallonie- Bruxelles International.

Dans le cadre du projet Prospero, accord de coopération culturelle européenne.

Frédéric Bernier / Spartacus Free Man



Propose de travailler une semaine à l’escaut afin de présenter lors de L’Open-Pastis du Mercredi 12 mars une performance de 30 minutes “A capella”, autour de ce thème, Spartacus Free Man. Il s’agira d un voyage sonore et visuel entre un rituel, un art martial et leur représentation théatrale. Le tout franchement emprunt d’un désir de liberté d’interprétation, de digression et de profanation des codes visuels et sonores liés au(x) sujet(s).

Noémie Carcaud/ Chantier

Février 2010

Mélanie & Estelle Rullier/ Ravissement

Ravissement, traite de la rupture à travers le trajet de cinq figures de femmes.

De la rupture amoureuse, mais également de celles auxquelles elle renvoie: la séparation originelle, plus analytique, l’arrachement à la mère, la perte d’une partie de soi. La scission de la famille dont on rêvait. Les rêves d’enfant érodés par leur confrontation au réel. La rupture associée à un devenir, comme transformation et amélioration de l’existence, nourri de notre propre expérience.

La rupture/ scission de la famille nucléaire. Partant du postulat que cette rupture ne peut être totalement effective compte tenue du lien indestructible qu’il reste entre le père et la mère, ce lien qui se cristallise à l’endroit de l’enfant. Nous travaillons sur le lent processus de reconstruction après ce cataclysme du point de vue des femmes. Mais aussi,et plus profondément, de cette rupture qui par sa radicalité renvoie au vide, à la solitude et à la mort. Cette solitude qui nous met face à un gouffre que l’on croyait avoir comblé dans la fusion, la cellule familiale. Quelle emprise ce bouleversement a sur elle? Quels impacts cela engendre dans la relation qu’elles entretiennent avec leur corps, leurs désirs, leurs amis, leur famille, cet homme/absent et leurs enfants? Dans quels états cela les plongent-elles?

Dans l’idée de cette reconstruction il est question d’entraide féminine, de ce qu’elle permet, de ce qu’elle offre. Il est aussi question du continuum allant de la petite fille à la femme et à la mère : de quels ravissement multiples ces étapes sont-elles constituées? Qu’est-il possible de transmettre?

Décembre 2009

Arnaud Paquotte / Lands

Arnaud Paquotte réalise un travail préparatoire autour de sa prochaine Installation/Performance.

Il développe un travail plastique de machines sonores avec des moteurs électriques, des cordes tendues, des lampes et des amplis basse.

L’empirisme et l’entropie sont ses phénomènes très présents dans sa recherche. Ses machines ont un fonctionnement aléatoire et sont livrées à elles-mêmes dans un espace totalement électrifié.

Les sons qui en résultent sont amplifiés et mixés en direct.

Son travail est présenté sous forme de performance et tente de faire le lien entre le travail d’installation sonore et le spectacle vivant.

Les Novices 2

“Il s’agit de penser un monde en lui-même et par lui-même brisé, d’une brisure qui provient du plus reculé de son histoire et qui doit bien d’une manière ou d’une autre, pour le pire et peut-être -qui sait ?- pour l’un peu moins pire, constituer aujourd’hui son sens obscur, un sens non pas obscurci mais dont l’obscur est l’élément. C’est difficile, c’est nécessaire. C’est notre nécessité aux deux sens du mot : c’est notre pauvreté et notre obligation.”

Jean Luc Nancy, la communauté désœuvrée

 

 

“Le projet dramaturgique s’origine dans le constat général d’un état dépressif générationnel, qui s’il est pensé ou diagnostiqué à la hauteur de l’épreuve existentielle qu’il nous donne à traverser, mériterait le nom de désespoir.

Désespoir existentiel, qui selon moi, et après maintes lectures tant d’oeuvres philosophiques contemporaines que d’analyses de la situation politique de notre monde, est d’autant plus existentiel, qu’il est profondément politique.

Comment ne pas céder aux sirènes du nihilisme ou du cynisme, voire encore de la pure réactivité, du repli sur soi, du dilettantisme de la pensée ? Pour ma part, en mobilisant des hypothèses de pensée existantes sur cet ici et maintenant ravagé, mais aussi et surtout en en inventant théâtralement les nôtres.

Je vois actuellement les premiers signes ou prémisses du bascule possible du monde contemporain et de la pensée vers autre chose que les restes moribonds et destructeurs de ce système tant économique que social et politique.  Je les analyse depuis quelque temps. Et ces signes méritent selon moi d’être pensés, analysés, exposés. Ils constituent assurément à mes yeux une matière vivante que j’ai le désir d’interroger sur un plateau de théâtre. Donc, point de départ, épreuve du désespoir, point au travail, présentiment joyeux d’une bascule de l’époque.”

Céline Rallet

 

 


Les novices 2 : Cécile Brohez, Noémie Carcaud, Delphine Cheverry, Lisou De Henau, François Joinville, Céline Rallet, Nathalie Rjewsky, Michelle Schor, Etienne Serk, Emmanuel Texeraud, Murielle Texier


Novembre 2009

Emilie Maréchal

résidence de recherche autour de sa prochaine création

Stéphane Arcas

résidence de création pour le projet: La Forêt  (Vert Presque Vert)

LA FORÊT, Vert Presque Vert est le premier volet d’une trilogie LA FORÊT, LE DESERT ET L’ARGENT.

Une forêt. Au premier plan, trois personnages perdus et, en toile de fond, la question de l’identité. Chacun d’eux va, littéralement, se confronter à ses obsessions, à ses fantasmes et à ses angoisses profondes. Ils tentent d’y créer un ordre afin d’organiser leur propre chaos intérieur. À travers cette introspection, sous forme de quête, c’est mon rapport au réel que je questionne. Car, si mes personnages se confrontent à leurs rêves, ceux-ci se révèlent être le reflet des maux qui stigmatisent notre société. Par le biais de cette traversée existentielle, “La Forêt” traite de la difficulté qu’a l’homme d’aujourd’hui à trouver un accord entre lui-même et ce monde qu’on pose comme réel.
C’est une comédie cauchemardesque. Le spectateur se retrouve face à un objet absurde tantôt comique tantôt angoissant. Il lui est à la fois totalement familier et complètement étranger. La langue renforce le réalisme de la pièce mais tellement d’éléments renvoient aux mensonges et aux rêves, qu’on ne peut que s’y laisser perdre. Une forêt. Les personnages passent ainsi de détails insignifiants à des réflexions métaphysiques et poétiques, peu leur importe, l’essentiel est qu’ils parlent. “Un genre de no future feng chui quoi”.

Stéphane Arcas

Écriture et mise en scène Stéphane Arcas
Avec Cécile Chèvre, Ugo Dehaes,
Guylène Olivares, Marie Tcharcachian
Live music Fabrice Césario
Scénographie et lumière Raphaël Rubbens

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